UZÈS : Après huit ans de contrat au collège Lou Redonnet, elle se retrouve sans emploi

27 juin 2012
UZÈS : Après huit ans de contrat au collège Lou Redonnet, elle se retrouve sans emploi dans Nouvelles DSC_0783-800x5332-300x199

Une poignée de professeurs et d'assistants d’Éducation à la vie scolaire accompagnés de syndicats se sont mobilisés ce mardi matin pour soutenir Mireille Rosario, remerciée après huit ans de contrat au Collège Lou Redounet à Uzès. Photo DR/S.Ma

Les assistants d’Éducation de la Vie Scolaire du Collège Lou Redounet à Uzès ainsi qu’une poignée de professeurs accompagnés des organisations syndicales Sud Éducation, CNT, et SNETAA-FO, se sont mobilisés ce mardi matin pour soutenir leur collègue Mireille Rosario.

Après huit ans de bons et loyaux services au sein de l’établissement uzétien, Mireille Rosario, 57 ans, sera remerciée dès le mois de septembre 2012. Pourquoi ? L’assistante d’Éducation est allée au bout de son contrat de six ans comme le prévoit la législation datée du 10 avril 2003. À trois ans de la retraite, elle se retrouvera donc sans emploi. « Je comprends que j’ai fini mon contrat de six ans, mais je souhaiterais que l’on me donne un autre poste, je veux reste dans la vie scolaire. J’ai travaillé au collège Lou Redounet pendant huit ans. J’ai été secrétaire d’intendance, assistante d’éducation et même CPE (Conseiller principal d’éducation) » raconte Mireille Rosario.   Des courriers ont été adressés au Recteur de l’Académie, au Ministre de l’Éducation Nationale et au nouveau député de la 6ème circonscription du Gard, Christophe Cavard.

Une réflexion pour le statut précaire des personnels de l’Éducation

Mireille Rosario est un exemple parmi tant d’autres révélant haut et fort le statut précaire des personnels de l’Éducation. Ils seraient « 5 000 précaires dont 1 200 Assistants de Vie Scolaires » selon le collectif des Précaires sur le Gard, représenté ce mardi par David Houtecoeur secrétaire académique de Sud Éducation et Renaud Castel (SNETAA-FO) commissaire paritaire CPE. « Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires de l’Éducation qui multiplient les contrats courts (AEP, AVS, CPE, enseignants contractuels) sans bénéficier d’une revalorisation de leur qualification. » Voilà pourquoi, ils se sont joints au combat de Mireille Rosario qui d’après David et Renaud, devrait « être titularisée au Collège Lou Redounet citant la loi Sauvadet selon laquelle si le contrat d’AED est de 6 ans et un jour, la personne doit être requalifiée en CDI. »

La situation reste incertaine pour Mireille Rosario qui en fin de matinée a rencontré le principal du Collège. « Les espoirs sont minces d’autant que nous allons rentrer dans la période des grandes vacances. Nous verrons dès la rentrée en septembre » confie Mireille sans enthousiasme.

source : http://www.objectifgard.com/2012/06/26/uzes-apres-huit-ans-de-contrat-au-college-lou-redonnet-elle-se-retrouve-sans-emploi/

EVS non aux salariés jetables, non recyclables !

26 juin 2012

À l’attention de Ministre de l’éducation nationale

EVS : PERSONNE NE DOIT SE RETROUVER SANS SOLUTION !!!!!

Le ministère de l’Education Nationale a recours aux emplois de vie scolaire (EVS), contrats précaires, pour répondre à l’existence de nouvelles missions indispensables pour le fonctionnement du système éducatif… Sans EVS, les enseignants auraient plus de difficultés à fonctionner et les parents y voient un grand avantage pour leurs enfants.

Or, la recherche de nouvelles économies pour la période 2011-2013, conduit à une gestion inhumaine, inadmissible de ces salaries au travers de la suppression brutale des emplois, du gel des renouvellements pourtant engagés. De plus, par ces mesures, les écoles se retrouvent brutalement et durablement désorganisées, ce qui est inacceptable pour les élèves et le personnel.

L’aide à la direction est nécessaire pour un meilleur fonctionnement de l école et la scolarisation des enfants en situation de handicap est priorité nationale.

Nous ne pouvons accepter que la seule solution soit pour les EVS de se retrouver au chômage !! Certes le ministère de l’Education Nationale a mis en place un plan de formation de 60 heures pour les EVS mais celui-ci intervient hors temps de travail (une partie infime des frais étant pris en charge) et n’est gratifiant que d’une attestation de formation, qui, en aucun cas renouvelle le contrat à son échéance, sachant qu’il faut attendre 1 an de chômage pour pouvoir prétendre à un autre contrat aidé.

L’intérêt et l’efficacité des EVS sont reconnus par les parents et les enseignants mais le caractère précaire des ces emplois aboutit à remettre en cause les missions, à ne pas reconnaître l’expérience acquise (sachant qu’une validation des acquis de l’expérience VAE n’est accessible que pour les contrats de 3 ans et à temps plein!).

C’est pourquoi nous demandons :

L’arrêt des recrutements sous contrats précaires et la reconnaissance des missions des personnels.

Le renouvellement immédiat de tous les contrats EVS et la pérennisation de leur fonction.

Des rémunérations décentes, le remboursement des frais de déplacement et un accès à tous aux droits sociaux.

Le maintien dans leur fonction de tous ceux qui le souhaitent par une intégration dans de nouveaux emplois publics, une véritable formation qualifiante leur permettant une réelle insertion professionnelle. et la reconnaissance des qualifications acquises.

PERSONNE NE DOIT RESTER SANS SOLUTION !!!

Rendez-vous sur le site Mesopinions.com pour nous soutenir en signant cette pétition électronique.

http://www.mesopinions.com/petition/enfants/evs-aux-salaries-jetables-recyclables/3951

Que se passe t il en P.O ?

26 juin 2012

Perpignan Prud’hommes : 22 employés de vie scolaire face à l’inspection

d’académie Un contrat “d’avenir” ?

 P.-O. Des “auxiliaires“ de l’Education nationale dénoncent le non-respect de leur contrat d’insertion, et notamment de l’obligation de formation.

Vingt-deux employés « de vie scolaire », en contrat unique d’insertion (lire ci-contre)… avaient rendez-vous hier après-midi devant le conseil des Prud’hommes de Perpignan concernant le litige qui les oppose à leur “patron”, l’inspection académique des P.-O. Tous, avec le soutien du collectif syndical (FSUI, solidaires, CNT), ont saisi la juridiction pour dénoncer le non-respect des clauses de leur contrat de droit privé, et en l’occurrence : l’obligation de formation.

« L’Education nationale a déjà été condamnée par les Prud’hommes dans plusieurs régions de France. Leur but est d’embaucher de plus en plus de ces emplois précaires. On est encore dans la queue de comète de ce qu’a fait l’ancien gouvernement. Mais, puisque le changement c’est maintenant, on ne se contentera pas d’effet d’annonce et de mesurettes, précisent les syndicats, réclamant « un statut, des missions et des postes bien définis pour ces personnels ».

« On les dirige vers ces contrats. On leur promet une formation et aucun n’a bénéficié de la formation qui lui était promise, a plaidé l’avocat des requérants Me Bougnoux (Angers), sollicitant la requalification de tous leurs contrats à durée indéterminée en CDI, l’équivalent de 6 mois de salaire de dommages et intérêts et diverses indemnités. Il y avait une obligation de formation renforcée car ils doivent à l’issue pouvoir rentrer sur le marché de l’emploi en étant plus forts. Il était exclu qu’ils restent dans l’éducation nationale ou la fonction publique. Ça, ils le savaient ».

L’ensemble des collèges et lycées des P.-O. concerné

« Au vu de l’absence de justification et de fondement légal, la requalification de CDD en CDI est impossible, a argumenté à l’inverse l’avocat de la défense (collège Paul-Langevin d’Elne, lycée Pablo-Picasso de Perpignan, lycée de Font-Romeu). C’est l’ensemble des collèges et des lycées des P.-O. qui est concerné et c’est le budget de l’éducation nationale qui risque d’être impacté. Et puis une convention tripartite est signée au préalable entre l’établissement, l’Etat et le salarié. Ils ne l’ont pas dénoncée.

L’employé bénéficie d’une formation d’adaptation au poste qu’il occupe et, pour ce, il bénéficie d’informations. Aucun des établissements scolaires ne peut être tenu pour responsables et les salariés sont à l’origine de leurs propres turpitudes. Car ils n’avaient pas l’intention de se former ». « Faux ! » s’avance une des plaignantes à la barre. « Moi, j’ai fait plusieurs demandes pour une formation en mathématiques. Cela m’a toujours été refusé . Et j’ai raté mon concours…».

La décision a été mise en délibéré au 8 août prochain.

 Un contrat “d’avenir” ?

Le contrat unique d’insertion (CUI) ou autrement appelé contrat d’avenir est proposé pour quelques mois aux demandeurs d’emploi et comprend deux types de personnels : les EVS (emplois de vie scolaire) qui accompagnent les responsables d’établissements scolaires de tous niveaux, pour les tâches administratives ou pédagogiques et les AVS (auxiliaires de vie scolaire) qui accompagnent des enfants handicapés (autistes, non-voyants…)

Renouvelable 3 fois (4 fois pour les plus de 50 ans), ce contrat donne droit à une rémunération équivalente au RSA et oblige à rechercher un travail ou à suivre des études en parallèle.

A noter que le département des P.-O. compte 3 200 emplois précaires, toutes catégories professionnelles confondues.

Laure Moysset – Midi Libre
21/06/2012, 17 h 09 | Mis à jour le 21/06/2012, 17 h 10

Pétition pour la titularisation des précaires de l’Education Nationale (AED, EVS, AVS….)

26 juin 2012

Rendez vous à cette adresse afin de signer éléctroniquement cette pétition et nous soutenir.

http://www.avaaz.org/fr/petition/Titularisation_des_precaires_de_lEducation_Nationale_AED_EVS_AVS//?launch

Connaissez-vous vos droits ?

15 juin 2012

Informations mise à dispositions par Sud Education :

Il s’agit d’un guide d’auto-défense au travail pour les Assistant-e-s d’éducation (AED), Assistant-e-s pédagogiques (AP), Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) et Emplois Vie Scolaire (EVS).

Étant donné le sort qui leur a été fait en cette rentrée scolaire, ce guide pour la lutte est d’autant plus indispensable. Voyez ci-dessous le sommaire.

http://www.sudeducation.org/Des-droits-pour-les-precaires-de-l.html

Rassemblement du 19 juin 2012

15 juin 2012

La lutte contre la précarité dans l’ Education Nationale : c’est maintenant !            

Le collectif des précaires du Gard appelle à un rassemblement de solidarité  

 MARDI 19 JUIN à 13h30 devant le Tribunal des Prud’hommes de Nîmes

 

            Nous serons aux côtés de notre collègue EVS qui dépose un dossier de recours pour obtenir la requalification de son contrat en emploi pérenne.

            Alors que la scolarisation de tous les enfants est un enjeu essentiel pour notre société, nous refusons d’accepter la précarité imposée depuis trop longtemps aux personnels indispensables à l’intégration dans les écoles des enfants en situation de handicap.

             En effet, après 24 mois de bons et loyaux services, la loi actuelle ne réserve que la brutalité du  chômage à tou(te)s nos collègues Emploi/ Assistant de vie scolaire ( AVS/EVS) recrutés, à bon compte pour l’employeur, en Contrat Unique d’Insertion (CUI). Nous refusons d’accepter cette mécanique absurde qui fait que les personnes ayant acquis des connaissances sur l’environnement et la prise en charge individualisée de l’enfant sont « remerciées » et remplacées par d’autres, condamnées à subir à leur tour le même sort.

            Notre collègue revendique simplement de poursuivre son travail aux côtés d’enfants et d’enseignants qui ont témoigné de son efficacité et de son engagement.  Elle ne doit pas se retrouver au chômage le 31 août !

     Nous appelons tous les personnels, enseignants et non enseignants, titulaires ou  précaires , à  exiger ensemble la fin de la  précarisation dans l’Education Nationale et le réemploi de nos collègues.

                                  

                                               Soyons nombreux à soutenir notre collègue

            Mardi 19 Juin à 13h30 devant le Tribunal des Prud’hommes de Nîmes

                                                                                                          http://collectif30.unblog.fr / collectif30desprecaires@gmail.com

                                                                                                            0613049018 / 0466362570

Qui sommes nous ?

11 juin 2012

AED, AP, CUI, EVS, AVS …

QUAND LES PETITS MOUCHOIRS DE L’ÉDUCATION SE  RÉVOLTENT…

 La précarité s’est développée de façon galopante dans l’Education Nationale ces dernières années.

Depuis la disparition du statut des Maîtres d’externat et des Surveillants d’externat (MI-SE) en 2003, la situation des personnels de vie scolaire n’a fait qu’empirer avec le statut d’ AED d’une part  et la multiplication des contrats de droit privé ( CAE, CUI ) affectés sur de nouvelles missions: les Assistants de vie scolaire (AVS), les emplois de vie scolaire (EVS), les Assistants pédagogiques (AP) …

Le nombre des enseignants, des administratifs, des personnels de service … non-titulaires n’a lui aussi cessé d’augmenter avec des conditions de vie et de travail insupportables pour l’ensemble de ces personnels.

 UNE MEME REALITE : LA PRECARITE…

 En fait quelles que soient les appellations de ces contrats de vie scolaire, un même dominateur commun : la précarité de l’emploi et des droits toujours plus rognés que ce soit au niveau des salaires, des horaires ou de l’accès à des concours internes .
Un autre élément contribue à la  précarité de ces personnels, au delà de leurs salaires, c’est leur dépendance envers les chefs établissement qui en certaines circonstances n’hésitent pas à se transformer en véritables DRH. A l’époque des MI-SE, c’étaient les rectorats qui recrutaient et affectaient les candidats. Aujourd’hui, ce sont les établissements qui recrutent directement ces personnels sur la base d’un entretien d’embauche. Les contrats étant renouvelés tous les ans, bien souvent, les AED, AP, CUI, EVS, AVS n’ont d’autre choix que de se faire discrets et dociles si ils et elles entendent être renouvelé-es pour la rentrée suivante.

 FACE A L’ARBITRAIRE : RESISTANCE !

 Depuis quelques mois néanmoins, la machine à précaire de l’Éducation nationale connait quelques ratés. C’est qu’ à force d’être déconsidéré-es, sur-exploité-es et victimes de l’arbitraire managérial de nombreux-seuses chefs d’établissement, à force d’être traité-es comme des petits mouchoirs que l’on jette sitôt l’année scolaire terminée,  les précaires finissent par se rebiffer. Ici et là des Collectifs de précaires se créent. Dans le 93, au Havre, à Dijon, dans Hérault, à Lyon…

Mieux, ces Collectifs demandent des comptes comme ce fut le cas en février dernier à Tours où pas moins de 19 EVS attaquaient l’Éducation nationale aux Prud’hommes, gagnaient la transformation de leurs CDD en CDI et percevaient en guise d’indemnité 10 000 euros chacune pour licenciement abusif.

Un autre angle d’attaque juridique que saisissent désormais les personnels a trait au défaut de formation. Ces contrats précaires étant en théorie des tremplins vers une insertion professionnelle (c’est le sens d’ailleurs du sigle CUI), il est écrit noir sur blanc au moment de la signature de ces contrats que l’Éducation nationale doit à ces personnels pas moins de 200h obligatoires de formation par an. En réalité, beaucoup d’entre eux ne suivent pas de formation. Les chefs établissement mettent le plus souvent une mauvaise volonté évidente à libérer « leurs » personnels de vie scolaire prétextant des obligations de services telle ou telle semaine. Résultat nombre d’AED, AP, CUI, EVS ou AVS se retrouvent au bout de leurs  contrats sans avoir effectué une seule heure de formation   qualifiante. Réponse des personnels concerné-es : ils et elles attaquent aux Prud’hommes et obtiennent des indemnités, l’Éducation nationale étant en porte à faux avec les contrats signés.

 CREATION D’UN COLLECTIF DES PRECAIRES DU GARD

Fort de ces expériences dans d’autres départements et constatant que bien souvent les personnels précaires n’avaient pas conscience de leurs droits, nous avons constitué depuis le mois de mars 2012 un Collectif des Précaires sur le Gard.

Notre Collectif est ouvert à tous et à toutes les précaires mais aussi acteurs-trices de l’Education nationale quels que soient leurs statuts. Les décisions et actions se prennent de façon autogérée selon les principes de la démocratie directe.
Notre Collectif a pour vocation de faire de l’information type de contrat par type de contrat sur les droits des personnels.
Notre Collectif a surtout pour rôle de créer du lien entre des précaires qui trop souvent sont oublié-es par les structures syndicales enseignantes.
Créer du lien c’est déjà permettre la mise en contact des précaires afin de nous convaincre que nous ne sommes pas seul-es dans ce cas face aux incertitudes du lendemain. Nous convaincre que les questions individuelles du type « mon contrat arrive à échéance le 30 juin qu’en sera-t-il à la rentrée prochaine ? », « mon chef d’établissement m’humilie, me pousse à bout »  peuvent avoir des réponses qui sont avant tout collectives.

Créer du lien c’est aussi se soutenir car ensemble on est plus forts.  A ce sujet, le Collectif entend mettre à disposition de tout précaire une aide juridique au cas où il ou elle déciderait d’entreprendre des démarches aux Prud’hommes. Nous serons ainsi  le mardi 19 juin 2012 à 13h 30 devant le Conseil des Prud’hommes de Nîmes afin d’être présent-es aux côtés de notre collègue AVS, Fanny, non reconduite  alors qu’elle s’occupait depuis deux ans d’enfants-handicapés .

Notre Collectif enfin a pour vocation ultime de contribuer, en lien avec d’autres Collectifs du même type dans d’autres départements, à créer les conditions d’un mouvement coordonné de ceux et celles qui tout en étant bien souvent « invisibles » aux yeux des autres personnels de l’Education et de la Direction, sont pourtant indispensables à la bonne marche de tout établissement scolaire. Un mouvement et une mobilisation à construire donc qui pourrait aboutir (comme ce fut le cas dans le passé pour d’autres mouvements de précaires) à la titularisation des personnels sur des emplois pérennes condition sine qua non pour mettre fin à ce fléau social qu’est la précarité.

 TOUS UNIS CONTRE LA PRECARITE !

NE RESTE PAS SEUL-E …

  SYNDIQUE OU NON SYNDIQUE

REJOINS LE COLLECTIF DES PRECAIRES DU GARD !